Choisissez le rôle de la page web, du PDF et des photos
Présentez les plats et les prix en texte dans une page web ; gardez le PDF lorsqu’il répond à un usage précis. Une carte se consulte avant une visite, souvent depuis un téléphone. Le lecteur doit pouvoir comprendre l’offre sans installer une application, créer un compte ou ouvrir un fichier pour chaque rubrique.
Le HTML est le format de la page web : son texte peut se réorganiser selon la largeur de l’écran. Le PDF conserve une mise en page de document, utile pour l’impression ou l’envoi. Une photo montre l’ambiance et les plats ; une photo de toute la carte demande souvent d’agrandir puis de déplacer l’image pour lire les petites lignes.
| Support | Usage pertinent | Point à vérifier |
|---|---|---|
| Page web en texte | Consulter les rubriques, compositions, prix et formules avant de réserver. | Le texte et le prix restent associés sur petit écran. |
| PDF complémentaire | Imprimer une carte ou transmettre une version déterminée. | Le document reste lisible, léger et cohérent avec la page. |
| Photo de carte ou de plat | Montrer une présentation, un produit ou l’atmosphère du lieu. | L’information importante existe aussi en texte accessible. |
Le W3C recommande d’utiliser du texte plutôt qu’une image de texte lorsque cette présentation peut être obtenue en texte. Cela permet notamment d’adapter son affichage aux besoins de lecture.
Le choix ne repose pas sur l’idée que Google serait incapable de lire un PDF : le PDF figure dans les formats que Google peut indexer. Ici, la priorité est de faciliter la consultation et les mises à jour. Une page HTML ne garantit ni une indexation ni un meilleur classement.
Rassemblez les informations qui permettent de choisir un repas
Un nom de plat doit être accompagné des précisions utiles à sa commande. Préparez une version validée de la carte avant de travailler son apparence. Une belle présentation ne corrige pas un prix ambigu ou un menu du midi présenté comme disponible le soir.
- Les rubriques : entrées, plats, desserts, boissons ou formules, selon votre offre réelle.
- Pour chaque plat : nom compréhensible, composition courte utile, accompagnement et prix correspondant.
- Pour chaque formule : éléments compris, choix possibles, prix par personne lorsque c’est le cas et suppléments éventuels.
- Les conditions de service : jours, heures ou période de validité, et ce qui est séparé, comme les boissons.
- Les changements : suggestion du jour, produit retiré ou indisponibilité connue, avec une consigne de mise à jour.
Précisez les quantités lorsqu’elles modifient la compréhension : prix par pièce, portion à partager ou formule pour deux personnes. Si le déjeuner et le dîner ont des cartes différentes, donnez-leur des titres distincts. Ne laissez pas une photographie ancienne annoncer un plat que vous ne servez plus.
Faites valider les mentions alimentaires par la cuisine
Ne déduisez jamais une absence d’allergènes, une mention « sans gluten » ou une adaptation possible depuis le seul nom ou la photo du plat. Faites relire les compositions et les mentions par la personne responsable, puis prévoyez comment les changements de recette seront répercutés.
L’AFSCA précise les repères de communication sur les allergènes et les documents applicables aux professionnels. La page du site doit rester cohérente avec l’information effectivement disponible au restaurant ; une courte description d’ingrédients ou une invitation à téléphoner ne prouve pas, à elle seule, que toutes les exigences sont remplies.
Donnez un accès direct à une carte lisible sur téléphone
Un lien « La carte » doit conduire à la carte, pas à une galerie dans laquelle il faut la chercher. Placez-le dans la navigation du site et, si utile, près de la présentation du restaurant. Donnez à cette page une adresse stable que vous pourrez partager.
Organisez le contenu par rubriques avec des titres visibles. Pour une carte longue, des liens vers « Entrées », « Plats » ou « Desserts » en début de page évitent de tout parcourir. Sur téléphone, préférez une colonne de plats bien séparés à une reproduction miniature de deux pages imprimées. Gardez chaque prix près du bon plat, même quand sa description passe sur plusieurs lignes.
Le W3C décrit l’objectif de redistribution du contenu à petite largeur : le lecteur doit pouvoir suivre le texte sans aller sans cesse de gauche à droite. Vérifier une largeur de 320 pixels CSS est un repère utile ; ce seul essai ne constitue pas un audit complet d’accessibilité.
Les photos de plats complètent le choix. Sélectionnez-en quelques-unes, fidèles à ce que vous proposez, sans transformer chaque ligne en grande image. Le texte doit rester suffisant si une image ne se charge pas. Ajoutez ensuite une prochaine étape claire : réserver une table, téléphoner ou consulter les horaires de cuisine.
Une demande de réservation n’est pas toujours une réservation confirmée. Pour choisir ce parcours, consultez les différences entre formulaire, lien de réservation et agenda intégré. Les horaires d’ouverture du lieu et ceux du service peuvent aussi être différents : distinguez-les si c’est votre fonctionnement.
Exemple : Maya sépare sa carte et sa formule du midi
Une formule se comprend mieux lorsque son contenu et sa période sont réunis. Voici une situation entièrement fictive : Maya dirige un bistrot à Tournai. Les plats, prix et horaires ci-dessous illustrent une structure ; ils ne décrivent ni un client ni une offre réelle d’OOZWEB.
Formule du midi : entrée et plat, 28 € par personne.
Du mardi au vendredi, au service de 12 h à 14 h. Boissons et dessert non compris.Entrée : velouté de courge et croûtons.
Plat : poulet rôti, légumes de saison et pommes de terre.
La formule du midi apparaît dans sa propre rubrique. Plus bas, la carte présente séparément les plats disponibles à l’unité, avec leurs prix :
- Velouté de courge — 9 €. Courge rôtie, croûtons et crème.
- Poulet rôti — 23 €. Légumes de saison, pommes de terre et jus de cuisson.
- Tarte aux pommes — 8 €. Part de tarte servie tiède.
Ces compositions fictives ne forment pas une déclaration complète d’allergènes. Dans un projet réel, Maya ferait valider les mentions alimentaires et les conditions exactes par la cuisine avant publication.
Si la formule ne propose plus le poulet, Maya confirme le nouveau plat et son accompagnement, vérifie si le prix change et transmet les informations ensemble. La personne chargée du site corrige la rubrique du midi, puis relit aussi la carte à l’unité si elle est concernée. Le nom du plat dans une photo ou un PDF ne doit pas contredire la nouvelle version.
Le test est simple : un lecteur peut-il dire ce qui est compris dans les 28 €, quand cette formule est servie et ce qui sera facturé à part ? S’il doit additionner des informations dispersées pour répondre, rapprochez-les avant d’ajouter des effets graphiques.
Proposez un PDF seulement si son usage justifie une seconde version
Un PDF peut rendre service, mais il crée une version supplémentaire à maintenir. Gardez-le lorsqu’un visiteur a besoin d’imprimer ou de transmettre votre carte. Si personne ne s’en sert et qu’il reste régulièrement ancien, la page web peut suffire.
Préparez le document à partir du texte validé, avec des titres, un ordre de lecture clair et un vrai texte sélectionnable. Évitez la photo ou le scan d’une grande carte comme unique contenu du fichier. Un export compressé, sans photos inutilement grandes, réduit le poids ; ouvrez ensuite le résultat pour vérifier que les lettres restent nettes.
Le guide du Government Digital Service sur les documents accessibles privilégie le HTML lorsque c’est possible et rappelle les difficultés des autres formats. C’est une référence pratique de publication, pas une règle belge propre aux restaurants. Pouvoir sélectionner du texte dans un PDF ne suffit pas à vérifier toute son accessibilité.
- Ouvrez le PDF exporté sur un téléphone et sur ordinateur : les prix et les conditions doivent rester lisibles.
- Recherchez un nom de plat et vérifiez l’ordre de lecture, les titres et le résultat à l’impression.
- Comparez le document à la page web : même carte, même période, mêmes prix et conditions.
- Ajoutez un lien explicite, par exemple « Ouvrir la carte d’automne (PDF) », avec une petite icône PDF et le poids réellement mesuré si vous l’annoncez.
Le lien peut ouvrir le lecteur PDF dans un nouvel onglet pour garder la page du restaurant accessible ; le lecteur permet ensuite de télécharger le fichier. Conservez aussi l’accès en texte dans la page.
Désignez qui valide et qui met à jour chaque version
La mise à jour commence par une information validée, puis se termine par une relecture publique. Définissez qui confirme les plats, compositions, prix et conditions ; qui effectue les modifications ; et qui contrôle le résultat. Si vous passez par un prestataire, convenez du mode d’envoi des changements et du délai adapté à votre activité.
- Avant : conservez la version actuelle et notez les éléments à remplacer, la date d’effet et les supports concernés.
- Valider : faites confirmer ensemble le plat, son prix, son service et les mentions alimentaires utiles.
- Modifier : corrigez la page, puis l’éventuel PDF et les versions traduites. Retirez l’ancienne suggestion ou indiquez son statut.
- Contrôler : ouvrez les liens publics depuis un téléphone, vérifiez la bonne version et notez qui a relu.
Listez les supports effectivement utilisés : site, PDF éventuel, carte imprimée, fiche Google et plateforme de réservation ou de commande. Changer le site ne garantit pas que toutes ces copies changent aussi. Google permet notamment de gérer un lien de menu et différentes sources de menu dans la fiche d’établissement ; vérifiez séparément ce qui y apparaît.
Un QR code est seulement un moyen d’ouvrir une adresse. S’il mène à la page stable de la carte, le contenu peut être mis à jour à cette adresse. S’il mène directement à un ancien fichier, remplacer un autre PDF sur le site ne le corrige pas. Scannez le QR réellement distribué après une modification de destination.
Si la carte est traduite, organisez la relecture des noms, prix et conditions dans chaque langue. Ne publiez pas un nouveau menu en français en laissant l’ancien dans l’autre version. L’article sur la préparation d’un site bilingue détaille ce travail de correspondance.
Testez un choix de repas complet depuis un téléphone
Demandez à une personne qui ne connaît pas la carte de préparer une visite. Donnez-lui une tâche précise, par exemple vérifier la formule du vendredi midi, son prix et la façon de réserver. Observez où elle cherche et ce qu’elle comprend, sans lui indiquer chaque lien.
- Depuis l’accueil, trouvez « La carte » et ouvrez-la sans compte ni téléchargement imposé.
- Retrouvez une rubrique, un plat et son prix. Vérifiez les éléments compris, les suppléments annoncés et la période de service.
- Agrandissez le texte et utilisez un écran étroit. Les phrases doivent rester lisibles et le prix associé au bon plat ; repérez toute ligne coupée.
- Sans souris, parcourez les liens au clavier. Le lien sélectionné au clavier doit rester visible et les intitulés compréhensibles.
- Si un PDF est proposé, ouvrez-le, contrôlez son contenu, puis revenez à la carte. S’il n’y en a pas, aucun fichier supplémentaire n’est nécessaire pour ce test.
- Suivez l’action de réservation ou de contact et vérifiez ce qu’elle annonce, sans envoyer de fausse réservation à un établissement.
Refaites ces contrôles après une modification de prix, de formule ou de lien. Notez une anomalie concrète : « le prix reste celui de l’ancienne formule dans le PDF » aide davantage qu’« améliorer le mobile ».
La carte ne remplace pas les informations pratiques. Reliez-la aux horaires, à l’adresse et au contact utiles à la visite ; l’article sur les informations à présenter sur le site d’un commerce développe ces repères. Pour transmettre les contenus et les photos validés à votre créateur de site, utilisez aussi le guide de préparation d’un site vitrine.
Foire aux questions
Puis-je garder uniquement une carte en PDF ?
Faut-il un QR code pour afficher la carte sur mon site ?
Comment gérer une carte qui change chaque jour ?
Une photo du menu suffit-elle pour donner les informations sur les plats ?
Une carte facile à consulter et à maintenir
Présentez les plats et prix en texte, expliquez les formules et les périodes de service, puis donnez un rôle précis au PDF éventuel. Une version validée et une personne chargée de la relecture évitent que les supports se contredisent.
Si votre carte est difficile à lire ou à mettre à jour, présentez votre site et le fonctionnement de votre restaurant. Nous pourrons préciser les contenus, les accès et les évolutions utiles dans le périmètre du projet.
Sources et repères officiels
Sources consultées le 16 octobre 2026.
Des repères concrets pour un site à votre image, pensé pour vos clients.
- W3C — Images de texte et possibilités d’adaptation
- W3C — Redistribution du contenu à petite largeur
- Google — Types de fichiers indexables, dont le PDF
- AFSCA — Informations et références sur les allergènes
- Government Digital Service — Publication de documents accessibles
- Google — Lien, sources et gestion du menu de l’établissement




